Création mondiale : Théâtre de la Monnaie / De Munt, Bruxelles, 31 mars 2015
Co-production mit l’Opéra du Rhin de Strasbourg
Prix de la critique en Théâtre et musique für die beste musikalische Neuschöpfung 2015
Enregistrement CD: Cypress CYP3654 – Enregistrement live de la première mondiale à l’Opéra de Bruxelles, La Monnaie/De Munt, 2015
Autres représentations, notamment:
• Philharmonie de Paris beim Festival d’Automne 2020 et vidéo enregistrée en direct du Festival d’Automne à la Philharmonie de Paris, retransmise en streaming sur Arte Concert
La Librettiste au sujet de Penthesilea (tiré du programme)
« Le drame de Kleist, Penthesilea, pose un véritable défi au compositeur et à la librettiste. Comment assujettir musicalement une œuvre aussi foisonnante, qui bouscule les conventions du classicisme aussi bien dans sa forme que dans son contenu? Comment concilier les exigences de la littérature avec celles de la musique ? Du point de vue dramaturgique, cette entreprise exige une concentration sur le conflit central. La langue impétueuse et archaïque de Kleist impose une simplification de la syntaxe et parfois une modernisation prudente du vocabulaire. Le but principal de la collaboration avec Pascal Dusapin a été de préserver l’esprit de la tragédie kleistienne tout en laissant à la musique l’espace nécessaire pour que, du dialogue entre ces deux forces, se dégage pour le public l’éternelle modernité du drame. »

…« Beate Haeckl en a tiré un libretto pour un opéra d’environ cent minutes. Les périodes emboîtées de Kleist sont réduites à un dialogue en ping‑pong, les mots savamment relevés d’ingrédients modernes tels que ‘Stahlgewitter‘ et ‘Weicheier‘ ». (traduit par B. Haeckl)
• Gesellschaft der Opernfreunde Hannover
« Les quelque trois mille vers dramatiques feraient une soirée d’opéra interminable. Quiconque veut mettre cette pièce en musique doit oser couper sans ménagement. Le compositeur Pascal Dusapin et Beate Haeckl ont créé un livret qui, s’il contient toutes les étapes essentielles de l’action, constitue néanmoins quelque chose de nouveau. Même si Penthesilea reste la reine des Amazones, la loi de cet État de femmes est seulement suggérée : les femmes doivent de temps à autre capturer des hommes durant la guerre pour les utiliser comme pères de la génération suivante, et l’amour n’y est pas prévu.
Avec la disparition du cadre social, le langage aussi s’efface. Les vers complexes de Kleist, en particulier dans cette œuvre, sont difficiles à mettre en musique. Que cela est possible, Othmar Schoeck l’a déjà prouvé en 1925 avec son opéra Penthesilea. Chez Dusapin et Haeckl, ne subsistent souvent que des fragments de vers. La langue du quotidien s’immisce, des exclamations, parfois même les ‘Stahlgewitter‘ d’Ernst Jünger. » (traduit par B. Haeckl)
Vous devez charger le contenu de reCAPTCHA pour soumettre le formulaire. Veuillez noter que ce faisant, des données seront partagées avec des providers tiers.
Plus d'informationsVous êtes actuellement en train de consulter le contenu d'un espace réservé de Turnstile. Pour accéder au contenu réel, cliquez sur le bouton ci-dessous. Veuillez noter que ce faisant, des données seront partagées avec des providers tiers.
Plus d'informations